Cuba est de nouveau dans le noir. Le lundi 6 juillet 2026, selon des médias internationaux, le réseau électrique national de l’île s’est effondré. Il ne s’agissait pas seulement d’un quartier, ni seulement d’une province, mais pratiquement de tout un pays de près de dix millions d’habitants. Pour beaucoup de Cubains, le moment n’a même plus été un choc. C’était une nouvelle étape amère dans un quotidien marqué depuis des mois par les coupures de courant, la chaleur, le manque de carburant et l’incertitude.
Un tel black-out frappe particulièrement durement La Havane. Reuters a rapporté que l’électricité y revenait lentement lundi en fin d’après-midi et que seule une infime partie de la demande pouvait être couverte. Les services essentiels, comme les hôpitaux et les centres de production alimentaire, ont été prioritaires. Pour les foyers ordinaires, cela signifiait attendre, transpirer et improviser. Pas de ventilateur, pas de climatisation, souvent pas d’eau provenant de pompes électriques, pas d’internet fiable, peu de lumière et la crainte de perdre le contenu du réfrigérateur.
La cause de l’effondrement était encore examinée au départ. Mais une chose est claire : le système électrique cubain fonctionne depuis longtemps à la limite. AP a fait état de réserves de carburant en baisse, d’un réseau vieillissant et de coupures contrôlées déjà devenues une réalité quotidienne pour de nombreuses personnes. Certaines pannes durent de longues heures, parfois plus d’une journée. Quand tout le réseau bascule, une contrainte connue devient soudain une crise nationale.
Le drame ne se limite pas à l’obscurité. Sous une chaleur tropicale, les logements deviennent vite étouffants, les aliments se gâtent, les antennes mobiles et les routeurs tombent en panne, les pompes à eau s’arrêtent et les petits commerces perdent leur marchandise. Toute personne qui s’occupe de parents âgés, de bébés, de malades chroniques ou de voisins dépendants comprend immédiatement à quel point la marge de sécurité du quotidien est mince. Une coupure de courant n’est alors plus une simple gêne. Elle traverse la cuisine, la salle de bains, la communication, la santé et la sécurité.
Pour les habitants sur place, il ne s’agit pas de politique énergétique abstraite. Il s’agit du riz sur le feu, des médicaments au frais, de l’eau dans le réservoir, des téléphones chargés et du sommeil sous la chaleur tropicale. C’est précisément pourquoi ce cas concerne aussi les foyers hors de Cuba. Un black-out ne prévient presque jamais poliment. Il survient lorsque les réseaux sont surchargés, que les carburants manquent, que la technique vieillit ou que plusieurs problèmes se produisent en même temps.
La leçon est simple, mais inconfortable : celui qui commence à planifier seulement quand il fait déjà noir est en retard. De l’eau pour plusieurs jours, des aliments simples sans réfrigération, une lampe à piles, des batteries externes, une petite radio, de l’argent liquide, des médicaments importants, un plan pour rester au frais et des accords avec les voisins ne relèvent pas de la panique. C’est la différence entre le chaos et la capacité d’agir.
Cuba montre une fois de plus à quelle vitesse un réseau électrique peut passer d’un désagrément à une question vitale. Et pendant que les techniciens tentent de faire revenir la lumière, des millions de personnes restent dans le noir en espérant que la prochaine panne n’est pas déjà à la porte.
Source : Reuters, Associated Press, Al Jazeera. État : 7 juillet 2026.
Actualités
Général
07.07.2026
Cuba dans le noir : une panne nationale frappe des millions de personnes sous la chaleur
Le réseau électrique national cubain s’est de nouveau effondré le 6 juillet 2026. Pour des millions de personnes, cela a signifié chaleur, obscurité, repas improvisés et une question angoissante : quand la lumière reviendra-t-elle ?