Guides Général 01.08.2026

Biens de troc pendant un blackout : Ce qui est vraiment utile

Lorsque les cartes et les distributeurs ne fonctionnent plus, l’échange direct peut aider. Il faut privilégier de petits biens utiles sans mettre en danger ses propres réserves.

Biens de troc pendant un blackout : Ce qui est vraiment utile
Lorsqu’une panne générale ne dure pas seulement quelques heures mais plusieurs jours, les magasins peuvent rester fermés, les paiements par carte peuvent cesser de fonctionner et les distributeurs automatiques peuvent être hors service. Des voisins ou de petits commerces locaux peuvent alors commencer à échanger directement des biens. Cela ne signifie toutefois pas qu’il faille constituer un « stock de crise destiné au commerce ». Chaque foyer doit d’abord disposer de suffisamment d’eau, de nourriture, de médicaments et de produits d’hygiène pour ses propres besoins. Seuls les articles réellement superflus devraient être proposés.

Les biens les plus adaptés sont de petits produits du quotidien, encore scellés dans leur emballage d’origine et dont l’utilité est évidente. Il peut s’agir de portions individuelles d’aliments de longue conservation, de sel, de sucre, de café, de thé, de lait UHT, de conserves, d’aliments pour animaux et d’eau potable propre en petites bouteilles. Les petites unités sont plus faciles à évaluer, à transporter et à répartir équitablement que les grands conditionnements. Les aliments périmés, endommagés ou déjà ouverts ne doivent jamais être proposés.

Les produits d’hygiène peuvent devenir particulièrement importants. Le savon, le dentifrice, le papier toilette, les lingettes humides, les sacs-poubelle, les couches, les protections menstruelles et les désinfectants se conservent longtemps et sont nécessaires chaque jour. Ici aussi, la règle est claire : ne transmettre que des produits non ouverts. Les médicaments personnels, les traitements sur ordonnance et les boîtes déjà entamées ne doivent jamais servir au troc. Le dosage, les interactions, les conditions de conservation et les règles juridiques rendent ce type d’échange dangereux.

Pour l’éclairage et les petits appareils, des piles de formats courants, des batteries externes entièrement chargées, des lampes de poche simples, des briquets et des allumettes peuvent être utiles. Une batterie externe ne devrait être proposée que s’il existe une possibilité réaliste de la recharger plus tard. Le carburant, les cartouches de gaz et d’autres produits très inflammables peuvent sembler précieux, mais leur stockage, leur transport et leur transvasement comportent des risques importants. Ce ne sont pas des biens simples à échanger et ils doivent être manipulés uniquement dans le respect des règles locales de sécurité et de la législation.

Des outils et consommables de base peuvent également être pratiques : corde solide, ruban adhésif, colliers de serrage, gants de travail, clous, vis, sacs-poubelle, récipients pour l’eau et ouvre-boîtes manuels. Un petit service peut parfois valoir davantage qu’un objet. Une personne capable de réparer, de filtrer de l’eau, de cuisiner, de transporter quelque chose ou de recharger des appareils dans des conditions contrôlées devrait définir à l’avance ce qu’elle peut proposer sans compromettre sa sécurité ni ses réserves essentielles. Des informations fiables sur des points de distribution ouverts ou des itinéraires sûrs peuvent aussi aider le voisinage, mais elles ne doivent jamais être inventées ni « vendues » contre des produits indispensables.

Conservez les biens éventuellement destinés au troc séparément du véritable stock d’urgence du foyer. Une petite boîte étiquetée évite de céder par erreur des réserves vitales. N’emportez que la quantité convenue et ne montrez jamais l’ensemble de vos stocks. Procédez si possible en journée, ne vous rendez pas seul à l’échange et choisissez un lieu ouvert et visible. Les prix habituels sont peu utiles ; le besoin du moment, l’état du produit et la quantité disponible comptent davantage. Mettez-vous clairement d’accord sur ce que chaque partie recevra avant toute remise.

Les espèces en petites coupures et en pièces restent utiles tant qu’elles sont acceptées. Pendant une panne prolongée, les systèmes de paiement électroniques et les distributeurs peuvent tomber en panne, alors que l’argent liquide peut encore être utilisé directement. Le troc doit donc rester une solution complémentaire et non le centre de la préparation.

La règle la plus importante est simple : n’échangez jamais l’eau, la nourriture, les médicaments ou l’équipement dont votre propre foyer a encore besoin. Une bonne préparation signifie autonomie et coopération, pas profit tiré de la détresse d’autrui. Des accords équitables, de petites quantités et l’entraide apportent davantage de sécurité dans une situation tendue qu’une grande réserve de prétendue « monnaie de crise ».

Source : Office fédéral allemand de la protection civile et de l’aide en cas de catastrophe, « Se préparer aux crises et aux catastrophes » et listes de contrôle ; Ready.gov, « Build A Kit », « Power Outages » et conseils de préparation financière ; gouvernement du Canada, listes pour les trousses d’urgence et les pannes de courant.